FORMATION P.S.C.1 du 26.04.14

 

 

 

 

 

 

Soucieux d'accueillir mes stagiaires dans les meilleures conditions, c'est vers 07 h 00 que je me présente dans les locaux de l'Association Départementale de la Protection Civile de la Corrèze, qui organise ce samedi 26 avril 2014, une formation PSC1 pour 6 entraîneurs de Rugby.

 

Toujours très active, l'ADPC 19 est également présente ce jour sur deux Dispositifs de Premiers Secours : un motocross et une course pédestre.

 

Le premier équipage, constitué de quatre équipiers-secouristes bénévoles, est déjà parti lorsque j'ai terminé de préparer ma salle et le matériel pédagogique nécessaire pour ce PSC1.

 

J'en profite donc pour aller prendre un petit café avec les collègues du second équipage qui s'apprête à partir pour la course pédestre de Bugeat, au Nord du département (cf, photo supra).



Egalement très matinal, le Président de l'association nous a rejoint pour partager ce moment de convivialité, et s'assurer que tout est en ordre pour la réussite de ces opérations simultanées*. 

 

 

La formation de nos sympatiques entraîneurs s'achèvera vers 17 h 00, après la réalisation de cas concrets clôturant leur formation.



Merci à eux pour leur participation très active tout au long de cette journée, et pour avoir accepté de présenter ici quelques-uns des gestes enseignés !



RB

 

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(*) Si vous souhaitez rejoindre nos équipes de secouristes

sur les postes de secours,

ou devenir membre de l'équipe pédagogique de l'ADPC 19,

un seul numéro : le 05.55.92.17.17 

 

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Quelques souvenirs en photos... et comme toujours l'occasion de réviser un peu les gestes en images !

 

  

L'OBSTRUCTION TOTALE DES VOIES AERIENNES

 

En cas d'OBSTRUCTION TOTALE des voies aériennes par un corps étranger, j'effectue 1 à 5 CLAQUES VIGOUREUSES DANS LE DOS, entre les deux omoplates, avec le talon de la main ouverte, après avoir penché la victime vers l'avant (pour faciliter l’éjection du corps étranger, en évitant qu'il redescende dans les voies aériennes).

 

Dans la quasi totalité des cas, cette manœuvre sera suffisante pour expulser l'objet hors des voies aériennes !



Si l'obstruction persiste après 5 claques dans le dos, j'effectue 1 à 5 COMPRESSIONS ABDOMINALES en me positionnant derrière la victime, contre son dos, puis en plaçant mon poing au creux de l'estomac (entre le nombril et la pointe inférieure du sternum), ma seconde main par-dessus la première.

 

J'exerce alors une compression vers l'intérieur et en remontant, pour que l'air contenu dans ses poumons propulse l'objet hors des voies aériennes.

 

Parce qu'elles sont plus invasives, les compressions abdominales, dites « méthode de Heimlich » ne seront réalisées que dans un second temps, en cas d'insuccès des claques dans le dos.



CHEZ LE NOURRISSON, on adaptera la technique à sa morphologie en couchant celui-ci sur le ventre, à califourchon sur l'avant-bras du sauveteur, en maintenant sa tête avec les doigts placés de part et d'autre de sa bouche, en prenant soin de ne pas comprimer sa gorge (méthode de Mofenson).

 

En allongeant sa jambe, le sauveteur incline la tête du nourrisson vers le bas, favorisant l'expulsion de l'objet.

 

Puis il donne 1 à 5 CLAQUES DANS LE DOS, entre les omoplates, avec le talon de la main.

 

 

 

 

En cas d'échec à la désobstruction avec cette technique, le sauveteur retourne le nourrisson en le faisant passer sur l'autre jambe pour effectuer 1 à 5 COMPRESSIONS THORACIQUES...

Pour ce faire, l'avant-bras du sauveteur repose sur sa cuisse, jambe tendue pour accentuer la déclivité de la victime.

 

Il place la pulpe de deux doigts au milieu de la poitrine du nourrisson, sur la moitié inférieure du sternum, et exerce de profondes compressions sur le thorax (1 à 5, avant de reprendre les claques dans le dos en cas de nécessité).

 

Les cris du nourrissons seront le signe du succès de la désobstruction : vous n'aurez jamais été aussi heureux d'entendre un bébé vous vriller les oreilles !

 

Attention : S'il s'agit d'un enfant, et à fortiori d'un nourrisson, un appel téléphonique au SAMU CENTRE 15 est indispensable pour obtenir un avis médical après désobstruction.



Chez l'adulte, il est recommandé, notamment si la désobstruction des voies aériennes a tardé, en présence d'une personne fragile (âgée, malade, opérée cardiaque, etc.) ou lorsque la personne exprime une gêne respiratoire ou une douleur persistante après l'expulsion de l'objet.



L'HEMORRAGIE

 

Un écoulement de sang prolongé qui ne s'arrête pas spontannément est une HEMORRAGIE.

 

L'écoulement peut provenir d'une plaie (hémorragie externe) d'un orifice naturel (hémorragie extériorisée).

 

Elle peut entraîner très rapidement une altération de la conscience (voire une perte de connaissance), une détresse circulatoire ou un arrêt cardiaque.

 

Il faut donc agir vite pour prévenir une aggravation de l'état de la victime !

 

L'hémorragie est une URGENCE ABSOLUE qu'il faudra toujours traiter prioritairement à toute autre détresse.

 

L'action du sauveteur se résume en trois points : "la règle des trois A"

 

- J'APPUIE

- J'ALLONGE

- J'ALERTE (ou je fais Alerter)



J’appuie directement sur la plaie (en l'absence de corps étranger), pour stopper la fuite. Si possible en me protégeant pour éviter les risques de transmissions de maladies sanguines, à l'aide de gants de caoutchouc, d'un sac en plastique ou autre moyen de fortune (serviette, torchon, vêtement...).

 

J'allonge la victime à plat dos pour favoriser l'irrigation du cerveau et prévenir les troubles de la conscience.

 

J'alerte, ou je fais alerter les secours sans tarder (15, 18, 112). S'il me faut m'éloigner provisoirement de la victime pour aller passer l'alerte, je remplace la compression manuelle par un pansement compressif improvisé : une épaisseur de tissus recouvrant complètement la plaie fera l'affaire (par exemple à l'aide d'un linge ou d'un vêtement assez long pour enserrer la plaie et arrêter le saignement).

 

En revenant à la victime, si je constate que le pansement n'empêche pas complètement le sang de s'écouler, j'exerce immédiatement une compression manuelle par-dessus le pansement jusqu'à l'arrivée des secours (cf. l'onglet "L'HEMORRAGIE").

 

L'INCONSCIENCE

 

Lorsque j'aborde une victime (accident, malaise...), je recherche en premier lieu son état de conscience.

  

Si la victime ne réagit pas à des questions ou des ordres simples, c'est qu'elle est INCONSCIENTE.

 

- Monsieur ? Est-ce que vous m'entendez ? Si vous m'entendez ouvrez les yeux ! Serrez-moi la main !


Si la victime est inconsciente, c’est le moment de crier « à l’aide ! » pour obtenir le concours d’une tierce personne susceptible d’appeler les secours (lorsque mon bilan sera achevé), de m’assister si elle est également secouriste, ou de me remplacer si par bonheur cette personne est plus qualifiée que moi…


En attendant, je m’assure sans tarder que la victime RESPIRE : pour cela, je pose la paume de ma main sur son front, et deux à trois doigts de l’autre main sous la pointe du menton pour faire basculer prudemment sa tête en arrière en élevant le menton (je peux m’aider du pouce).


Dans cette position, j’approche mon visage de celui de la victime et, pendant dix secondes, j’essaie de percevoir un bruit de respiration, un souffle contre ma joue, et d’observer visuellement des élévations et affaissements continus de la cage thoracique ou abdominale (ne pas confondre avec un « gasp », voir la vidéo y relative).

 

SI LA VICTIME EST INCONSCIENTE, ET RESPIRE, il me faut la placer sur le côté en attendant l’arrivée des secours (position latérale de sécurité).

 

A plat dos, elle s’étoufferait rapidement par la chute de sa langue vers l’arrière gorge (les muscles étant atoniques en cas d’inconscience), et par l’accumulation de liquides (salive, vomissures, sang).

 

Procédure : Après avoir placé avec précaution le bras situé le plus près de moi à angle droit (comme quand on lève la main pour prêter serment), je viens saisir le bras opposé pour placer le dos de la main de la victime contre son oreille. Cette main fera office de « coussinet » lors du retournement, pour limiter la flexion de la colonne cervicale.


Avec mon autre main, je vais saisir le creux poplité de la jambe la plus éloignée de la victime (par l’extérieur), puis je lève son genou tout en gardant son pied au sol, pour me servir de cette jambe comme d’un "bras de levier"…


Je pense à m’éloigner suffisamment pour ne pas gêner le retournement de la victime, que j’effectue sans brusquerie.


 

 

Ma main libérée, j’ajuste la position de la jambe située sur le dessus en la plaçant à angle droit : dans cette position, je stabilise convenablement la victime et j’empêche le bassin de s’affaisser pour éviter l’écrasement du ventre au sol, et favoriser la rectitude du tronc.

 

 

Lorsque son genou a touché le sol, je dégage prudemment ma main située sous sa tête en prenant soin de ne pas entraîner la sienne lors du retrait : pour cela, je contrôle son coude avec la main qui se trouvait au niveau du genou.

Un point essentiel de la position latérale de sécurité : L’OUVERTURE DE LA BOUCHE.

 

Ce geste doit s’opérer sans mobiliser la tête de la victime.

 

Il est indispensable pour permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur (salive, vomissures, sang).

Après avoir placé et stabilisé la victime sur le côté, il est prudent de s’assurer qu’elle respire toujours, puis de la couvrir avec les moyens dont on dispose (une couverture de survie, son propre manteau ou celui d’un tiers…).


Pour vérifier que la victime ventile, vous placerez la paume de votre main sur son ventre, à la recherche de mouvements respiratoires réguliers et continus.

 

Si j’ai dû m’éloigner pour prévenir les secours, je reviens sans tarder auprès de la victime et m’assure aussitôt de sa ventilation (main sur le ventre).

 

Je vérifie fréquemment sa respiration jusqu’à l’arrivée des secours afin de pouvoir réagir très précocement en cas d’arrêt cardiorespiratoire : il faudra dans ce cas recontacter le SAMU (15) pour informer de l’aggravation de l’état de la victime, la retourner immédiatement pour la mettre à plat dos, et pratiquer un massage cardiaque (cf. « LA REANIMATION CARDIOPULMONAIRE » et l’onglet « VIDEOS »), associé à une ventilation artificielle si je peux et mettre en œuvre un défibrillateur autant que possible.

 


 L’ARRET CARDIAQUE

 

En cas d’arrêt cardiaque subit (constaté par l’absence de signes de ventilation ou par la présence de « gasps »), je pratique aussitôt 30 compressions thoraciques au rythme de 100 à 120 par minute, avec un enfoncement de 5 à 6 cm.


Le talon de la main du sauveteur est placé au centre de la poitrine, dans l’axe et sur la moitié inférieure du sternum.

 

Les bras sont tendus et à la verticale de la victime pour assurer une compression efficace. Les coudes sont verrouillés.


Si un défibrillateur public se trouve à proximité et peut m’être apporté, je le mets en œuvre dès que possible.

 

Lorsqu’elle est nécessaire, la défibrillation doit être idéalement réalisée dans les 5 minutes pour être efficiente.

 

Il faut donc l’installer sans tarder pour tenter de rétablir une activité sinusale.


Comme à mon habitude, les stagiaires ont été répartis par deux sur plusieurs ateliers (adultes, enfants et nourissons), pour pratiquer la réanimation cardiopulmonaire (avec et sans défibrillateur) pendant plus d'une heure.

 

Un moyen efficace pour maîtriser les gestes et surtout les mémoriser à long terme. 


Les stagiaires ont été confrontés à quatre modèles de défibrillateurs différents (automatiques et semi-automatiques), mais un seul de ces appareils leur a été présenté.


Ainsi se sont-ils retrouvés confrontés, comme ça leur arriverait dans la rue, à des appareils qu’ils ne connaissent pas.


La connaissance du fonctionnement général des défibrillateurs automatisés externes leur a permis d’utiliser chacun des appareils sans aucun souci, et leur permettra plus tard de ne pas stresser inutilement à la vue d’un défibrillateur « inconnu ».

 

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Encore bravo à Philippe, Cyril, Théo, Yannick et aux deux Hervé, pour l'attention portée à la qualité des gestes tout au long de cette formation.

 

Merci au monde de l'Ovalie qui depuis de longues années déjà, se montre très sensible à l'apprentissage du secourisme en général, et de ses encadrants en particulier.

 

Cet état d'esprit, très en phase avec les valeurs morales de ce sport, honore ses dirigeants.

 

RB

 

 


 

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AVIS AUX LECTEURS

 

 Le secourisme évolue au gré des réformes et des recommandations nationales du ministère de l'Intérieur, européennes (ERC) et internationales (ILCOR), tant pour simplifier son apprentissage au plus grand nombre, que pour améliorer la technique et son efficacité pour les victimes jusqu'à leur prise en charge par les équipes de secours spécialisées.

 

Les dernières recommandations relatives à l'unité d'enseignement "Prévention et Secours Civiques de niveau 1" (PSC1) et des données techniques et conduites à tenir en Sauvetage Secourisme du Travail(dans sa version V2.01.2017), sont applicables depuis le 1er février 2017.



Les sujets à jour des dernières recommandations sont indiquées par la mentions : "CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017".

  

RB 

 

Nombreux sont les organismes, publics, associatifs ou privés chargés d’assurer votre protection au quotidien.

 

Professionnels, volontaires ou bénévoles, tous ont en commun de consacrer une partie de leur vie à sauver celle d’autrui.

 

Ne sont évoqués ici que les acteurs de la prévention, de la formation et de l'intervention pré-hospitalière, même s'il va de soi que la "chaîne des secours" comprend aussi l'ensemble du personnel hospitalier dans une continuité indispensable (de nombreux sites spécialisés évoquent les professions y afférentes). 

 

 

En cliquant sur les logos ci-dessous, vous accèderez à un film vous permettant de découvrir une partie des nombreuses activités propres à ces organismes ou métiers de l’urgence.

 

Pour accéder aux sites Internet de ces organismes et en connaître davantage encore, rendez-vous en page "LIENS UTILES".

 

 (Vous êtes vous-même acteur du secours à personne ? N’hésitez pas à me contacter pour proposer, le cas échéant, une vidéo vous paraissant plus représentative, ou plus actualisée de votre activité !)

 

 RB

 

 

 



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Ici, avec des formateurs de la Croix-Rouge Française, mais de nombreux organismes agréés par l'INRS forment au SST...

 

 

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