L'HEMORRAGIE

OU

 

LA VICTIME SAIGNE ABONDAMMENT

 

 

CONFORME AUX RECOMMANDATIONS

OFFICIELLES 2017

POUR LES FORMATIONS PSC1 ET SST

 

 

 

  

On parle d’hémorragie en présence d’un écoulement de sang prolongé provenant d'une plaie, ou d'un orifice naturel et qui ne s'arrête pas spontanément.

 

Une hémorragie imbibe de sang un mouchoir en quelques secondes.

 

Il existe trois grandes catégorie d’hémorragies :

 

L’hémorragie interne, lorsque le sang s’écoule à l’intérieur du corps. Cette catégorie de saignement ne sera pas étudiée ici. D’une part parce qu’elle est difficilement décelable, parfois même pour le médecin, et que son traitement relève de techniques médicales et chirurgicales qui échappent donc, de fait, aux compétences du secouriste.

 

L’hémorragie externe, lorsque le sang s’écoule d’une plaie corporelle. Le saignement peut alors provenir de la rupture d’une artère (ce sont les plus grosses canalisations, qui amènent le sang oxygéné vers les organes de notre corps), dans ce cas le sang est rouge vif et gicle par saccades : on parle d’hémorragie artérielle. Il peut aussi provenir d’une veine (ce sont les canalisations qui ramènent le sang désoxygéné vers le cœur), dans ce cas, le sang est rouge sombre et s’écoule en nappe : on parle d’hémorragie veineuse.

 

L’hémorragie artérielle est dangereuse à plus court terme, dans la mesure où l’écoulement est généralement plus rapide que pour une hémorragie veineuse, toutefois, dans un cas comme dans l’autre, il est impératif d’agir vite et bien pour empêcher tout écoulement : Le corps humain ne contient que 5 litres de sang, et toute fuite dans le circuit entraîne des conséquences délétères pour l’organisme, et vitales à très brève échéance !

 

L’hémorragie extériorisée1 constitue la troisième catégorie. Comme pour l’hémorragie externe, le saignement s’effectue en dehors du corps, mais avec la particularité de s’écouler par les orifices naturels de celui-ci :

 

Par le nez (épistaxis) : C’est le saignement extériorisé le plus fréquent.

 

S’il fait suite à un coup violent, ou à une chute, il faut mettre la personne au repos et alerter immédiatement les secours (15, 18 ou 112) pour respecter les consignes qui vous seront données.

 

En dehors d’un choc violent, il faut faire asseoir la victime, la faire se moucher vigoureusement puis lui demander de pencher la tête EN AVANT en pinçant ses deux narines pendant 10 minutes, pour empêcher l’écoulement.

 

Si le saignement continue, ou reprend au-delà de ce délai, alerter sans tarder les secours.

 

Par les oreilles (otorragie) : Souvent consécutif à une fracture du crâne (principalement du rocher), le saignement de l’oreille doit toujours être considéré comme grave et nécessite d’alerter sans tarder les secours publics.

 

Par la bouche : Il peut s’agir d’écoulements sanguins rouges vifs, spumeux (mousseux), apparaissant dans des efforts de toux, dont l’origine sera probablement pulmonaire (hémoptysie), ou bien de sang plus foncé, souvent accompagné de résidus alimentaires apparaissant dans des efforts de vomissements, dont l’origine sera plutôt digestive (hématémèse).

 

Laisser la personne en position demi-assise (notamment s’il y a gêne respiratoire), ou dans la position où elle se sent le mieux (en position latérale de sécurité en cas d’inconscience avec respiration), et alerter les secours sans tarder.

 

Par l’anus (rectorragie) : Demander un avis médical en décrivant les selles (au besoin, conserver les matières fécales jusqu’à l’arrivée des secours).

 

Par voie sexuelle : Il peut s'agir de sang dans les urines (hématurie).

 

Mais chez la femme, le sang peut aussi provenir d’une hémorragie d’origine utérine (métrorragie) qu’il faudra distinguer du flux cataménial, notamment chez la jeune femme nouvellement réglée. Au moindre doute, un avis médical s’impose !

 

 

(1) Nota : depuis 2017, seules sont évoquées les saignements par le nez et par la bouche.

 

 

 

 

CONDUITE A TENIR

 

 

En présence d’une HEMORRAGIE EXTERNE, il faut rapidement comprimer la zone de saignement pour arrêter l’écoulement. Vous essaierez autant que possible de vous protéger des risques de transmission des maladies par le sang (hépatites…). A cette fin, il est possible de demander à la victime (si elle est consciente) d’appuyer fermement sur la plaie le temps de trouver une protection à placer entre votre main et la plaie de la victime (gant ou pochette plastique, linge, etc.)… on reprendra alors la compression dans le meilleur délai possible.

 

Sans attendre, allonger la victime : En plaçant celle-ci en décubitus dorsal, j’évite qu’elle se blesse en chutant (perte de connaissance…), et je permets au sang de refouler naturellement vers le cerveau et le cœur, en facilitant leur irrigation. La diminution du débit sanguin, liée à la fuite de sang dans le système circulatoire, engendre une baisse du taux d’oxygène (hypoxie), de très mauvais pronostic. La position allongée permet de rétablir la perfusion (irrigation) sanguine.

 

Il faut alors prévenir, ou faire prévenir les secours (SAMU : 15 / POMPIERS : 18 / N° d’appel européen : 112).

 

S’il vous faut vous éloigner de la victime pour aller passer l’alerte, remplacez votre compression manuelle par un pansement compressif que vous confectionnerez avec les moyens dont vous disposerez (serviette, torchon, vêtement, tissu, bande élastique, etc.) que vous serrerez le plus hermétiquement possible sur la plaie pour empêcher l’écoulement. Après avoir alerté les secours, vous vérifierez l’efficacité de votre pansement, et reprendrez une compression manuelle PAR-DESSUS celui-ci le cas échéant.

 

Afin de limiter le refroidissement, il conviendra de couvrir la victime.

 

Une couverture de survie fera parfaitement l’affaire. A défaut, toute autre couverture, votre manteau ou celui d’un tiers…

 

Jusqu’à l’arrivée des secours, il faudra vérifier l’état de conscience de la victime (la mettre en position latérale de sécurité si nécessaire, après s’être assuré qu’elle respire toujours).

 

En cas d’arrêt de la respiration, ou de respiration anormale (voir vidéo et explications du « gasp »), il faudra rapidement poser un pansement compressif (ou tampon relais), si ce n’est déjà fait, et pratiquer immédiatement après une réanimation cardio-pulmonaire (voir vidéos et commentaires y relatifs).

 

 

RESUMONS :

 

A l’exception de l’hémorragie nasale (épistaxis), où je laisse la victime en position assise (cf. supra), et des autres hémorragies extériorisées pour lesquelles j’appliquerai les consignes transmises par les services de secours, pour toutes les hémorragies EXTERNES, il vous faudra appliquer la règle des trois « A »* :

 

Appuyer sur la plaie pour empêcher le sang de couler.

 

Allonger, pour maintenir une bonne irrigation des principaux organes.

 

Alerter sans tarder les secours, pour permettre une prise en charge rapide de la victime en milieu hospitalier.

 

 

(*) Nota : SI L'HEMORRAGIE EST LOCALISEE SUR UN MEMBRE ET QUE LA COMPRESSION MANUELLE (avec ou sans pansement compressif) EST IMPOSSIBLE OU INEFFICACE, LA POSE D'UN GARROT EST NECESSAIRE.

 

UN GARROT SERA APPLIQUE DANS LES CAS SUIVANTS :

 

- Amputation.

 

- Saignements multiples.

 

- Plaie hémorragique avec présence d'un corps étranger (si un objet est apparent dans la plaie, morceau de métal, débris de verre, etc., ne surtout pas l'enlever ni appuyer dessus !).

 

- Nécessité de prendre en charge une autre urgence vitale (réanimation cardiopulmonaire).

 

- En cas de situation comportant de nombreuses victimes.

 

 

 

 

COMMENT POSER UN GARROT TOUNIQUET ?

 

 

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

La machine humaine est une formidable mécanique, souvent capable de petits miracles pour pallier les disfonctionnements accidentels. En cas d’hémorragie par exemple, le rythme cardiaque accélèrera (tachycardie) pour compenser la baisse de tension et maintenir autant que possible un débit sanguin stable au niveau du cerveau… ce réflexe de survie aura pourtant un effet pervers : en battant plus vite, le cœur maintien pendant un temps une irrigation suffisante des organes, mais accélère par la même l’évacuation du sang hors de son circuit, d’où l’importance d’obturer rapidement la fuite (en appuyant directement sur la plaie), et d’allonger la victime pour favoriser l’irrigation des organes (sans que le cœur soit obligé de pomper plus fort ou plus vite).

 

Afin de favoriser l’irrigation des organes « nobles », sans qui toute chance de survie est immédiatement compromise (notamment le cerveau et le cœur), une réaction physiologique à l’hémorragie va créer une vasoconstriction des territoires périphériques, c’est-à-dire une constriction des vaisseaux sanguins situés dans les membres supérieurs et inférieurs, ainsi qu'au niveau des vaisseaux sanguins de l’appareil digestif. Le sang qui s’y trouvait se trouve alors en grande partie refoulé vers le thorax et le cerveau, pour compenser la baisse du débit sanguin : cela explique pourquoi le pouls radial est difficilement perceptible (filant) en cas d’hémorragie.

 

Malheureusement ce phénomène n’aura que peu d’incidence sur la fuite elle-même, même si l’artère ou la veine affectée se trouve dans l’un de ces « territoires périphériques », il entraîne en revanche un refroidissement du corps (hypothermie), accéléré par la diminution de la quantité de sang dans l’organisme (quantité perdue avant l’intervention du secouriste), et l’arythmie cardiaque y afférente (tachycardie, ou à l'inverse bradycardie...).

 

C’est pourquoi il est indispensable de couvrir la victime pour limiter au maximum la déperdition de chaleur corporelle.

 

Attention ! Je couvre la victime mais je laisse apparente la zone hémorragique si j’ai posé un pansement compressif, afin d’en surveiller l’efficacité jusqu’à l’arrivée des secours…

 



____________________

 

 

Et pour tout ça, je vous rappelle que rien ne vaut la pratique de l’entraînement sous le regard avisé d’un formateur de secourisme.

 

Inscrivez-vous auprès d’une association agréée de Sécurité civile ou auprès des Centres de secours (Sapeurs-pompiers), il en existe forcément près de chez vous !

 

RB

 

 

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AVIS AUX LECTEURS

 

 Le secourisme évolue au gré des réformes et des recommandations nationales du ministère de l'Intérieur, européennes (ERC) et internationales (ILCOR), tant pour simplifier son apprentissage au plus grand nombre, que pour améliorer la technique et son efficacité pour les victimes jusqu'à leur prise en charge par les équipes de secours spécialisées.

 

Les dernières recommandations relatives à l'unité d'enseignement "Prévention et Secours Civiques de niveau 1" (PSC1) et des données techniques et conduites à tenir en Sauvetage Secourisme du Travail(dans sa version V2.01.2017), sont applicables depuis le 1er février 2017.



Les sujets à jour des dernières recommandations sont indiquées par la mentions : "CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017".

  

RB 

 

Nombreux sont les organismes, publics, associatifs ou privés chargés d’assurer votre protection au quotidien.

 

Professionnels, volontaires ou bénévoles, tous ont en commun de consacrer une partie de leur vie à sauver celle d’autrui.

 

Ne sont évoqués ici que les acteurs de la prévention, de la formation et de l'intervention pré-hospitalière, même s'il va de soi que la "chaîne des secours" comprend aussi l'ensemble du personnel hospitalier dans une continuité indispensable (de nombreux sites spécialisés évoquent les professions y afférentes). 

 

 

En cliquant sur les logos ci-dessous, vous accèderez à un film vous permettant de découvrir une partie des nombreuses activités propres à ces organismes ou métiers de l’urgence.

 

Pour accéder aux sites Internet de ces organismes et en connaître davantage encore, rendez-vous en page "LIENS UTILES".

 

 (Vous êtes vous-même acteur du secours à personne ? N’hésitez pas à me contacter pour proposer, le cas échéant, une vidéo vous paraissant plus représentative, ou plus actualisée de votre activité !)

 

 RB

 

 

 



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Ici, avec des formateurs de la Croix-Rouge Française, mais de nombreux organismes agréés par l'INRS forment au SST...

 

 

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