FORMATIONS SST... OPTION POLICE

 

 

 

Depuis quelques années, les communes commencent à s’équiper de défibrillateurs publics.

Elles les installent naturellement dans les lieux les plus fréquentés, et donc par définition dans les endroits les plus surveillés par leur police municipale, quand elles en disposent.

Il semblait donc nécessaire que ces fonctionnaires de terrain, dont la première mission est de protéger les populations habitant la commune ou de passage sur celle-ci, soient à même d’utiliser ces dispositifs de premier secours avec efficacité.

La proximité des policiers municipaux, chère aux élus locaux, fait souvent de ces agents les premiers intervenants, voire les premiers témoins des accidents de la voie publique, au point que de plus en plus de communes dotent directement leur police municipale de défibrillateurs, qui équipent désormais certains véhicules de patrouilles.

Il importe donc de former au mieux ces policiers, afin qu’ils deviennent le premier maillon de la chaîne des secours… un maillon fort, capable de maintenir au mieux l’état de la victime jusqu’à l’arrivée des équipes de prompt secours, puis médicalisées le cas échéant.

Le choix d’une formation au Sauvetage Secourisme du Travail (SST) semble tout-à-fait adapté à ces fonctionnaires, en ce qu’elle permet d’ajouter à la formation de base (Prévention et Secours Civique de niveau 1), une spécificité propre à l’activité professionnelle de ces derniers, et donc aux évènements qu’ils sont le plus souvent susceptibles de rencontrer dans l’exercice de leurs fonctions.

En outre, le Sauvetage Secourisme du Travail offre la possibilité de travailler la réanimation cardiopulmonaire seul, ou à deux… ainsi, lorsque les policiers patrouillent en binômes, leur est-il possible d’intervenir plus efficacement sur une personne victime d’un arrêt cardiaque subit, l’un des sauveteurs assurant le massage cardiaque tandis que le second met en place le défibrillateur (sans interrompre les compressions thoraciques) puis pratique la ventilation artificielle en rythme avec son collègue (30 compressions thoraciques pour 2 insufflations).

La pratique de cette technique à deux sauveteurs permet aussi de réduire le temps de pause entre deux séries de massages, celui procédant à la ventilation se préparant avant même que son binôme ait achevé la 30ème compression thoracique, et le second reprenant plus rapidement le massage après la deuxième insufflation.

Les techniques sont également efficaces plus longtemps, car les secouristes sont moins rapidement épuisés en se « partageant » le travail. Ils peuvent en outre se relayer et inverser les rôles (massages / insufflations) au bout de quatre ou cinq cycles.

Comme pour toutes formations aux gestes de premiers secours, il est bien sûr primordial que les agents puissent bénéficier d’un maintien et actualisation des acquis tout au long de leur carrière.

Ainsi, pour garder leur qualification de Sauveteur Secouriste du Travail, leur faudra-t-il suivre une nouvelle formation (allégée) tous les deux ans au maximum.

 Pour les mêmes raisons, ces formations sont aussi nécessaires à leurs homologues de la police nationale et de la gendarmerie.

 

 

  

Les 7 et 8 avril 2014, la délégation Aquitaine du C.N.F.P.T. organisait une session de Sauvetage Secourisme du Travail pour la promotion 01.14 de Formation Initiale d’Application des Agents de Police Municipale.

Deux formateurs (salut Patrick !) se sont partagés cette session, compte tenu du nombre d’agents concernés.

Les stagiaires, très investis dans l’apprentissage théorique et pratique des gestes de premiers secours ont fait preuve de beaucoup d’application lors des épreuves techniques des cas concrets.

Toutes et tous ont été certifiés SST à l’issue de cette formation.

Un grand merci pour leur participation sympathique et très active !

Merci aussi à chacun(e) de m’avoir autorisé à prendre quelques clichés durant ces deux jours, et de me permettre de les produire ici dans un but pédagogique.

 

La méthode de Mofenson est une technique de désobstruction des voies aériennes adaptée aux nourrissons.

Comme pour l’adulte, elle consiste à pratiquer cinq tapes dans le dos, entre les omoplates. Si nécessaire, cette technique sera complétée par cinq compressions sternales après avoir retourné le nourrisson sur l’autre jambe du sauveteur…


 

 

... cinq étant bien sûr un maximum avant de passer d’une technique à l’autre, mais si bébé se met soudainement à hurler, inutile de continuer à le « martyriser ». L’objet qui l’empêchait de respirer vient d’être expulsé : vous avez bien travaillé ! 

 

Pour vérifier si la victime est CONSCIENTE, je lui pose des questions et lui donne des ordres simples :

« Madame… est-ce que vous m’entendez ? Si vous m’entendez ouvrez les yeux… Serrez-moi la main ! »

Si la personne ne réagit pas, c’est qu’elle est INCONSCIENTE.


 

Il me faut alors rechercher si elle RESPIRE.

Pour cela, je bascule prudemment sa tête en arrière en plaçant une main sur son front, et deux ou trois doigts de l’autre main sous son menton que je tire vers le haut.

J’approche mon visage du sien pour essayer de percevoir un son de respiration, un souffle sur ma joue, tout en observant son buste pour rechercher des élévations et affaissements REGULIERS et CONTINUS de sa cage thoracique ou abdominale, le tout pendant 10 secondes au maximum.

Attention à ne pas prendre un « gasp » pour une respiration. Cette inspiration lente et bruyante peut en effet laisser penser que la victime respire, mais c’est au contraire un mouvement agonique qui annonce l’arrêt imminent du cœur et appelle un massage cardiaque immédiat ! (Voir la vidéo sur le « gasp » et la page « réanimation cardiopulmonaire »)


 

Si la personne est INCONSCIENTE, mais RESPIRE, il me faut la placer sur le côté, en POSITION LATERALE DE SECURITE.

Dans cette position, sa langue ne risque pas d’obstruer le passage d’air en basculant au fond de la gorge.

En levant le genou de la victime, je me sers de sa jambe comme d’un levier pour la retourner aisément sur le côté.



 

Attention à bien contrôler le coude de la victime pour ne pas risquer d’entraîner la main située contre sa joue en dégageant la vôtre !

Ce point est essentiel pour ne pas mobiliser accidentellement la colonne cervicale pendant cette manœuvre…




 

Autre point crucial après le retournement de la victime, L’OUVERTURE DE SA BOUCHE.

En ouvrant la bouche de la victime, je permets l’écoulement des liquides susceptibles de s’accumuler et d’inonder ses voies aériennes : salive, sang ou vomissures.

 




 

Jusqu’à l’arrivée des secours, JE VERIFIE REGULIEREMENT LA RESPIRATION DE LA VICTIME en plaçant ma main contre son ventre (les mouvements doivent être réguliers et continus).

Je n’oublie pas de couvrir la victime, et de la protéger autant que possible des intempéries.

 




 

Si la victime est inconsciente et allongée sur le ventre, il faut la retourner sur le dos pour rechercher si elle respire.

Je la retourne du côté de sa nuque (pas de son visage pour éviter son écrasement sur le sol), après avoir délicatement alongé le bras situé du même côté comme sur la photo ci-contre.


 

 

 

 

 

J'exerce alors une traction en saisissant l'épaule et la hanche de la victime...

 

 

 

 

A mi-parcours, je stoppe le retournement pour inverser la position de mes mains, afin de pouvoir contrôler la descente en décubitus dorsal.

La main située au niveau de l'épaule glisse alors sous la nuque.

 

 

 

Dégagement prudent de la main avec contrôle du coude de la victime.  

 

 




Après retournement, la jambe située au-dessus est placée d’équerre pour stabiliser convenablement la position, et maintenir le bassin vers l’arrière, évitant ainsi l’affaissement ventral de la victime : sa respiration s’en trouve facilitée.

En présence d'une FEMME ENCEINTE, notamment dans les derniers mois de la grossesse, on privilégiera le retournement sur le côté GAUCHE pour éviter la compression de la veine cave inférieure par l’utérus gravide (voir la page « L’INCONSCIENCE »).

La jambe placée à angle droit évitera aussi l’affaissement de la partie ventrale sur cette zone sensible.

 

Nota : Je tenais à rassurer la collègue qui pose sur cette image, et surtout ses proches qui pourraient être amenés à visionner ce site (qu’ils en soient au passage remerciés) : elle n’est pas tombée subitement enceinte de 7 mois au cours de cette formation. La photo a juste été retouchée pour les besoins du commentaire… j’espère qu’elle ne m’en voudra pas !

RB


 

Pour soulever le genou de la jambe qui servira de levier, penser à venir le saisir par l’extérieur, pour éviter tout risque de relâchement inopiné lié à l’atonie musculaire.




 

 

En 10 secondes au maximum, il faudra déterminer si la victime respire, pour la mettre en position latérale de sécurité (PLS) ou, en l’absence de respiration (ou présence de « gasps »), pratiquer sans tarder une réanimation cardiopulmonaire.




 

Si la personne ne respire pas, présente des « gasps », ou bien en cas de doute, il faut entreprendre sans tarder la réanimation cardiopulmonaire, soit après avoir alerté les secours institutionnels si je suis seul, soit immédiatement en faisant alerter les secours par une tierce personne.




 

Pour garantir une bonne mémorisation à long terme, rien de tel qu'01 H 45 de pratique intensive des gestes de réanimation cardiopulmonaire, par groupes de 2, sur 7 ateliers adultes, enfants et nourrissons.

Les mannequins sont tous différents pour permettre des sensations variées lors des massages (plus ou moins de résistance à la compression thoracique) ou aux insufflations.

Les défibrillateurs sont également de différentes marques, mais un seul est présenté en détail aux stagiaires avant usage, afin de « dédramatiser » l’emploi de ces appareils qui impressionnent toujours les personnes non initiées.


 

 

Une rotation est effectuée toutes les dix minutes environ sur les ateliers, afin que chacun passe sur l’ensemble des mannequins, et se retrouve confronté aux défibrillateurs qui ne lui ont pas été présentés.


 



C’est un excellent moyen de se rendre compte que, quel que soit l’appareil auquel vous aurez affaire dans la rue, un magasin ou autre lieu public, le fonctionnement et la mise en œuvre de ce dernier sur la victime relèvera toujours de la même procédure : mettre le défibrillateur en marche dès sa réception, pour s’assurer de son bon fonctionnement, pose des électrodes sur la victime et connexion à l’appareil (sauf électrodes pré-connectées), analyse du rythme cardiaque, délivrance du choc électrique ou non (automatique, ou demandée au sauveteur), reprise immédiate des compressions thoraciques, suivi des consignes de l’appareil…

Cette phase très physique de la formation est entrecoupée de fréquentes pauses pour relâcher les efforts et reprendre de l’énergie : l’occasion de revenir sur les points clés des différentes techniques, d’apporter des précisions ou de corriger certaines pratiques, d’approfondir progressivement les connaissances lorsque la pratique du geste permet de mieux comprendre certains aspects théoriques essentiels…

 

 

Elle permet aussi de prendre conscience de la difficulté à maintenir une efficacité dans le temps, et de l’importance de partager les tâches à deux secouristes, ou à se relayer régulièrement pour une réanimation plus efficiente jusqu’à l’arrivée des secours.

  

 


Les 30 compressions thoraciques achevées, le sauveteur se redresse pendant que le second dispense les 2 insufflations en moins de 5 secondes.

A la seconde insufflation, le sauveteur se pré-positionne pour reprendre sans tarder les compressions sternales.

Une bonne coordination du binôme réduit le temps d’interruption du massage et favorise une meilleure perfusion des organes jusqu’au relai des équipes de secours.


 En Sauvetage Secourisme du Travail, en présence d’un enfant de moins de huit ans qui ne respire pas, on débutera la réanimation cardiopulmonaire par 5 insufflations puis, en l’absence de réaction de la victime, on poursuivra alternativement par 30 compressions thoraciques et 2 insufflations.

On considère en effet que l’arrêt cardiaque chez l’enfant relève plus souvent d’un arrêt de la respiration (obstruction totale des voies aériennes par fausse route, étranglement, noyade, etc.), que d’une pathologie cardiaque (infarctus…).

Toutefois, pour des raisons de simplicité, cette pratique a-t-elle été supprimée des formations PSC1 depuis 2012, où la réanimation cardiopulmonaire commence systématiquement par 30 compressions sternales, quel que soit l’âge de la victime.

Compte tenu de la corpulence de l’enfant, le massage s’effectuera avec une seule main, en plaçant le talon de celle-ci juste AU-DESSUS d’un repère constitué par le bas du sternum à la jonction des dernières côtes, avec une poussée verticale d’1/3 d’épaisseur du thorax.

Comme chez l’adulte ou le nourrisson, la fréquence des compressions sera comprise entre 100 et 120 par minute.



Chez le nourrisson, on commencera la réanimation dans les mêmes conditions par 5 insufflations préalables (en formations S.S.T. uniquement), avant de suivre les cycles de 30 compressions (à 100 / 120 par minute) pour 2 insufflations (en moins de 5 secondes).

Les insufflations diffèreront néanmoins de celles de l’enfant et de l’adulte en deux points :

- Pour permettre le passage de l'air, la tête ne sera pas basculée en arrière, mais laissée en position neutre, pour des raisons d'anatomie interne.

- La bouche du sauveteur englobera à la fois la bouche et le nez du nourrisson, pour des raisons morphologiques.


Les compressions thoraciques seront réalisées avec deux doigts.

Afin d'éviter de comprimer la pointe inférieure du sternum (appelée appendice xiphoïde), le placement des doigts ne se pratique plus en descendant depuis la ligne imaginaire reliant les mamelons, mais en remontant depuis le bas du sternum, à la jonction des dernières côtes, en plaçant temporairement un doigt au-dessus de ce repère (de préférence l'anulaire), puis en plaçant la pulpe de deux doigts (l'index et le majeur) juste au-dessus, dans l'axe du sternum (cf. "La réanimation cardiopulmonaire, réforme 2012").

Ici aussi, la poussée verticale sera d'1/3 de l'épaisseur du thorax, à un rythme de 100 à 120 compressions par minutes.


Qu’il s’agisse d’un adulte, d’un enfant et à fortiori d’un nourrisson, le sauveteur doit insuffler progressivement et sans excès jusqu’à ce que la poitrine de la victime commence à se soulever (un dispositif de protection buccale peut être utilisé).

Souffler brusquement, ou de manière excessive, peut provoquer un passage d’air dans l’estomac de la victime, provoquant un phénomène de vomissement en retour, particulièrement délétère pour la victime en raison du risque de broncho-réaction à l’inhalation du contenu gastrique (syndrome de Mendelson).


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AVIS AUX LECTEURS

 

 Le secourisme évolue au gré des réformes et des recommandations nationales du ministère de l'Intérieur, européennes (ERC) et internationales (ILCOR), tant pour simplifier son apprentissage au plus grand nombre, que pour améliorer la technique et son efficacité pour les victimes jusqu'à leur prise en charge par les équipes de secours spécialisées.

 

Les dernières recommandations relatives à l'unité d'enseignement "Prévention et Secours Civiques de niveau 1" (PSC1) et des données techniques et conduites à tenir en Sauvetage Secourisme du Travail(dans sa version V2.01.2017), sont applicables depuis le 1er février 2017.



Les sujets à jour des dernières recommandations sont indiquées par la mentions : "CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017".

  

RB 

 

Nombreux sont les organismes, publics, associatifs ou privés chargés d’assurer votre protection au quotidien.

 

Professionnels, volontaires ou bénévoles, tous ont en commun de consacrer une partie de leur vie à sauver celle d’autrui.

 

Ne sont évoqués ici que les acteurs de la prévention, de la formation et de l'intervention pré-hospitalière, même s'il va de soi que la "chaîne des secours" comprend aussi l'ensemble du personnel hospitalier dans une continuité indispensable (de nombreux sites spécialisés évoquent les professions y afférentes). 

 

 

En cliquant sur les logos ci-dessous, vous accèderez à un film vous permettant de découvrir une partie des nombreuses activités propres à ces organismes ou métiers de l’urgence.

 

Pour accéder aux sites Internet de ces organismes et en connaître davantage encore, rendez-vous en page "LIENS UTILES".

 

 (Vous êtes vous-même acteur du secours à personne ? N’hésitez pas à me contacter pour proposer, le cas échéant, une vidéo vous paraissant plus représentative, ou plus actualisée de votre activité !)

 

 RB

 

 

 



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Ici, avec des formateurs de la Croix-Rouge Française, mais de nombreux organismes agréés par l'INRS forment au SST...

 

 

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