FORMATIONS SST... OPTION POLICE  4

 

Les 5 et 6 janvier 2015, le Centre National de Fonction Publique Territoriale de la délégation Aquitaine organisait une formation de Policiers municipaux au Sauvetage Secourisme du Travail.

 

Merci à toutes et à tous pour votre implication totale et sympathique lors de ce stage !

Je vous propose quelques souvenirs en photos, qui seront comme toujours l’occasion de réviser un peu…

 

 

 

L’OBSTRUCTION TOTALE DES VOIES AERIENNES

CHEZ LE NOURRISSON

 

Comme pour l’adulte, en cas d’obstruction des voies aériennes chez le nourrisson, nous commencerons toujours par 1 à 5 tapes vigoureuses dans le dos, entre les omoplates, avec le talon de la main, afin de provoquer un réflexe de toux.

Le nourrisson sera calé à plat-ventre sur l’avant-bras du sauveteur. Sa tête sera maintenue le plus bas possible, afin de facilité l’expulsion du corps étranger.

Pour cela, la jambe du sauveteur sera tendue vers l’avant pour accentuer la déclivité du nourrisson. Le dos de la main sera en appui sur le genou.

Afin de maintenir la tête de la victime sans entraver l’expulsion du corps étranger, les doigts du sauveteur seront placés de part et d’autre de la bouche.

Dans la plupart des cas, cette manœuvre suffira à désobstruer les voies aériennes.

Si tel n’est pas le cas, on retournera le nourrisson sur l’autre jambe (l’autre avant-bras se trouvant en appui sur la cuisse), puis on effectuera 1 à 5 compressions thoraciques profondes avec la pulpe de deux doigts.

Les doigts sont positionnés au milieu de la poitrine, sur la moitié inférieure du sternum.

Le cas échéant, ont retournera le nourrisson sur l’autre jambe pour reprendre 1 à 5 tapes vigoureuses entre les omoplates…

Rappel : Même en cas de désobstruction rapide des voies aériennes supérieures, UN AVIS MEDICAL sera toujours demandé, notamment s’agissant de jeunes victimes !

 

 

 

LA PERSONNE INCONSCIENTE

MAIS QUI RESPIRE

 

Lorsque j’arrive sur les lieux où se trouve une personne inanimée, allongée sur le ventre, il me faut avant tout m’assurer qu’il n’existe pas de danger persistant pour moi-même, pour la victime ou pour d’autres personnes : rappelez-vous, « un bon secouriste est d’abord un secouriste vivant ! ».

J’essaie d’analyser rapidement la situation en effectuant une observation attentive de l’environnement, et en interrogeant le cas échéant les témoins pour comprendre les circonstances du malaise ou de l’accident : Y-a-t-il présence de fumée ou d’un gaz toxique ? Un appareil peut-il être la cause d’une électrisation ? La personne est-elle victime d’un malaise, d’un accident, d’une agression ? Existe-t-il encore un risque pour moi, pour elle ou pour autrui ? (trafic routier, arme, produit explosif ou inflammable…).

Une fois tous dangers écartés, ou contrôlés, il me faut retourner prudemment la victime pour apprécier ses fonctions vitales.

Je retournerai la victime du côté opposé à son visage pour éviter de l'écraser sur le sol.

Pour cela, je tends délicatement son bras au-dessus de sa tête pour faciliter le retournement.

Je saisi d’une main son épaule opposée (côté visage) et de l’autre main sa hanche.

J’éloigne mes genoux pour ne pas gêner le retournement, puis je tire la victime vers moi pour la faire pivoter.

A mi-chemin, j’interromps le retournement un instant, le temps d’inverser la position de mes mains en les ouvrant vers l’extérieur, pour me permettre de mieux contrôler la seconde phase du retournement : la descente.

Pour contrôler la descente de manière plus efficace, la main située à l’épaule va glisser préalablement sous la nuque de la victime, en contrôlant l’omoplate avec l’avant-bras.

Je termine alors mon retournement en douceur.

Je peux désormais apprécier l’état de conscience de la victime en posant quelques questions et ordres simples : « Est-ce que vous m’entendez ? » « Ouvrez les yeux ! » « Serrez-moi la main ! », etc. (je pense à parler fort… la victime peut être malentendante).

Si la victime réagit, répond à vos questions, c’est qu’elle est consciente (j’adopte dans ce cas la conduite à tenir en cas de malaise).

Dans le cas contraire, LA VICTIME EST INCONSCIENTE. Il me faut demander de l’aide (ne pas rester seul si l’on peut se faire assister !) et APPRECIER LA RESPIRATION DE LA VICTIME.

  • Une main sur le front, deux ou trois doigts de l’autre main sous le menton, je bascule la tête de la victime vers l’arrière pour libérer les voies aériennes.

  • Je me penche au-dessus du visage de la victime (en regardant en direction de ses pieds) et, pendant 10 secondes au plus, je cherche à percevoir un souffle sur ma joue et/ou un bruit de respiration, et/ou des élévations et affaissements réguliers et continus de sa cage thoracique ou abdominale (ne pas confondre avec un « gasp » : voir l’onglet sur la réanimation cardio-pulmonaire et les vidéos y relatives !).

  • Si la victime est INCONSCIENTE, mais qu’elle RESPIRE, il me faut la placer immédiatement en POSITION LATERALE DE SECURITE pour éviter qu’elle s’étouffe avec des liquides s’accumulant au fond de sa gorge (salive, régurgitations stomacales, sang).

  • Je place pour cela le bras situé le plus près de moi à angle droit (comme pour jurer devant un tribunal !).

  • J’attrape ensuite la main opposée, paume contre paume et place le dessus de la main de la victime contre son oreille opposée.

  • Sans relâcher cette position, je viens saisir de mon autre main sa jambe la plus éloignée, au niveau du creux poplité (en passant par-dessus le genou !). Je ramène le genou vers le haut jusqu’à ce que le talon de la victime arrive au niveau du genou opposé.

  • Je m’éloigne suffisamment pour permettre le retournement sans gêne, en tirant le genou vers moi jusqu’au sol (cette technique utilisant le membre inférieur comme un "bras de levier" permet de retourner aisément la victime).

  • Je dégage alors prudemment ma main située sous la tête de la victime (attention aux cervicales) en contrôlant le coude du bras situé au-dessus, pour éviter d’entraîner accidentellement sa main avec la mienne.

  • Je stabilise convenablement la position de la victime en plaçant la jambe qui est au-dessus d’équerre avec la colone médulaire. Cette position permet en outre de limiter la pression sur la zone abdominale.

  • J’OUVRE LA BOUCHE DE LA VICTIME POUR PERMETTRE L’ECOULEMENT DES LIQUIDES (c’est pour cela que j’ai placé ma victime sur le côté… il ne faut donc pas oublier ce geste essentiel !).

 

  • Je contrôle quelle respire toujours efficacement en plaçant quelques secondes ma main à plat sur son ventre.

  • Comme pour toutes victimes, je n’oublie pas de la couvrir et de la protéger des intempéries le cas échéant.

  • Si personne n’est venu me proposer son aide, c’est maintenant, et seulement maintenant que je vais quitter très provisoirement la victime, le temps d’aller alerter les secours.

  • Dès mon retour, je vérifie à nouveau sa respiration, et cela le plus souvent possible jusqu’à l’arrivée des secours.

  • Si la victime s’arrête de respirer, je l’installe immédiatement sur le dos (de préférence sur un plan dur) et procède à une réanimation cardio-respiratoire (cf. les onglets et vidéos sur le sujet). Si une personne se trouve près de vous, lui demander de rappeler les secours pour les informer de l’aggravation de l’état de la victime et de vous rapporter si possible un défibrillateur.

DEMONSTRATION EN PHOTOS DU RETOURNEMENT D’UNE PERSONNE INANIMEE ET DE SA MISE EN POSITION LATERALE DE SECURITE APRES APPRECIATION DE SON ETAT DE CONSCIENCE ET DE SA RESPIRATION PAR UN SAUVETEUR ISOLE…

 

Après avoir PRIORITAIREMENT recherché les signes d’une OBSTRUCTION DES VOIES AERIENNES ou UN SAIGNEMENT ABONDANT (hémorragique) chez la victime, l’analyse des fonctions vitales doit être effectuée préalablement à l’appel des secours afin de pouvoir apporter les informations nécessaires pour permettre une prise en charge efficiente de la victime en fonction de la gravité de son état.

 

Elle permet aussi au médecin régulateur de s’assurer que les gestes entrepris, ou que vous vous apprêtez à effectuer, sont adaptés à la situation.

 

Il faut donc prendre le temps de répondre aux questions posées par les spécialistes, et ne surtout jamais raccrocher sans y avoir été autorisé par votre interlocuteur !

L’ARRET CARDIAQUE

 

La formation des policiers passe bien sûr également par la réanimation cardio-respiratoire de l’adulte, de l’enfant et du nourrisson.

Rappelons-le : chaque minute de perdue dans la réalisation des gestes de premiers secours, c’est 10% de chance de survie en moins pour la victime !

Il est donc impératif que les agents de police municipale, qui sont directement au contact de la population soient à même de dispenser ces gestes salvateurs jusqu’à l’arrivée des équipes de prompt secours.

En Sauvetage Secourisme du Travail, l’enseignement de ces techniques se fait tant en considérant l’intervenant comme "sauveteur isolé" que travaillant "en équipe" (binôme ou davantage).

Les policiers doivent donc savoir pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire seuls, ou travailler ces gestes à plusieurs pour une plus grande efficacité. Les enchaînements « compressions thoraciques » / « Bouche à masque » doivent ainsi s’opérer sans temps mort, en parfaite harmonie avec son collègue.

La mise en place du défibrillateur devra aussi se faire autant que possible sans interruption du massage cardiaque : avec un peu d’entraînement, il est possible de poser l’électrode sous axillaire pendant que l’autre sauveteur masse le cœur, puis de poser la seconde électrode sous la clavicule droite pendant que le collègue effectue les deux insufflations (c’est un peu « rock n’roll » mais terriblement efficace !). 

 

____________________

 

Les 21 et 22 avril 2015, la délégation Aquitaine du Centre National de la Fonction Publique Territorriale nous accueillait dans une magnifique salle de conférence à Bordeaux pour une formation au Sauvetage Secourisme du Travail à l'attention de policiers en formation initiale.

Le nombre de stagiaires étant assez important, nous étions  deux formateurs pour assurer cette session.

La veille, vérification du matériel... il faudra charger tout ça vers 06 h 00 pour arriver de bonne heure et préparer la salle avant l'arrivée des stagiaires !

Pas moins de 10 mannequins, 5 défibrillateurs et bien d'autres matériels pour nos 19 candidats.

Pour Stéphane et moi, la journée commencera par le traditionnel échauffement : déchargement et transport du matériel jusqu'à la salle, puis aménagement de l'espace de travail pour se faire un maximum de place.

J'en profite pour remercier les stagiaires qui ont eu la gentillesse de nous aider à remettre la salle en état avant de partir... sympa !

Le groupe était très agréable, et comme toujours particulièrement participatif.

Plusieurs collègues Sapeurs-Pompiers volontaires et un ancien militaire formateur de secourisme  faisaient partie du groupe et connaissaient de fait la technique des gestes de premiers secours. Ils se sont naturellement impliqués pour aider leurs camarades dans l'apprentissage de ces gestes, dans un remarquable esprit de cohésion de groupe.

A toutes et à tous, je vous souhaite le meilleur dans vos nouvelles fonctions.

RB 

 

 

N’oubliez pas que pour être efficace, une formation dispensée auprès d’un organisme agrée de Sécurité civile (PSC1, PSE 1 et 2) ou INRS (SST) est indispensable, et que pour rester performant une actualisation régulière et constante de ses connaissances doit être pratiquée.

RB

 

 

 

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AVIS AUX LECTEURS

 

 Le secourisme évolue au gré des réformes et des recommandations nationales du ministère de l'Intérieur, européennes (ERC) et internationales (ILCOR), tant pour simplifier son apprentissage au plus grand nombre, que pour améliorer la technique et son efficacité pour les victimes jusqu'à leur prise en charge par les équipes de secours spécialisées.

 

Les dernières recommandations relatives à l'unité d'enseignement "Prévention et Secours Civiques de niveau 1" (PSC1) et des données techniques et conduites à tenir en Sauvetage Secourisme du Travail(dans sa version V2.01.2017), sont applicables depuis le 1er février 2017.



Les sujets à jour des dernières recommandations sont indiquées par la mentions : "CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017".

  

RB 

 

Nombreux sont les organismes, publics, associatifs ou privés chargés d’assurer votre protection au quotidien.

 

Professionnels, volontaires ou bénévoles, tous ont en commun de consacrer une partie de leur vie à sauver celle d’autrui.

 

Ne sont évoqués ici que les acteurs de la prévention, de la formation et de l'intervention pré-hospitalière, même s'il va de soi que la "chaîne des secours" comprend aussi l'ensemble du personnel hospitalier dans une continuité indispensable (de nombreux sites spécialisés évoquent les professions y afférentes). 

 

 

En cliquant sur les logos ci-dessous, vous accèderez à un film vous permettant de découvrir une partie des nombreuses activités propres à ces organismes ou métiers de l’urgence.

 

Pour accéder aux sites Internet de ces organismes et en connaître davantage encore, rendez-vous en page "LIENS UTILES".

 

 (Vous êtes vous-même acteur du secours à personne ? N’hésitez pas à me contacter pour proposer, le cas échéant, une vidéo vous paraissant plus représentative, ou plus actualisée de votre activité !)

 

 RB

 

 

 



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Ici, avec des formateurs de la Croix-Rouge Française, mais de nombreux organismes agréés par l'INRS forment au SST...

 

 

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