POLICIERS... mais aussi SECOURISTES

________________________________

 

Le monde du transport sanitaire, du premier secours et de l’urgence médicale est composé de nombreux acteurs issus de milieux professionnels ou extra-professionnels différents.

 

Ainsi par exemple :

-       

            Les militaires de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), du Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM), de la Sécurité civile, ou du Service de santé des armées.

 

-        Les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires assurant la sécurité des personnes et des biens des quelques 36 000 autres communes de France et des Départements et Territoires d’Outre-Mer, ainsi que les jeunes sapeurs-pompiers (JSP).

 

-        Les personnels des SAMU (Services d’Aide Médicale Urgente), composés de médecins, d’infirmiers(ères), d’ambulanciers(ères) et de permanencier(ères) assistants(tes) de régulation médicale (PARM).

 

-         Les ambulanciers(ères) privés(es), diplômés(es) d’état ou auxiliaires.

 

-        Les autres professionnels de la santé, inter ou extrahospitaliers (professions médicales, pharmaceutiques, odontologiques et paramédicales), titulaires de l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU).

 

-        Les agents, chefs d’équipes et chefs de services de sécurité incendie et d’assistance à personne (entreprises, établissements recevant du public…).

 

-        Les secouristes, formateurs et formateurs de formateurs des associations agréées de sécurité civile (voir les plus connues en page « liens utiles »).

 

-         Les sauveteurs secouristes du travail (SST), formateurs de SST et formateurs de formateurs de SST à jours de leurs maintiens et actualisations des acquis.

 

-         Les personnes titulaires d’un diplôme de secourisme non soumis à obligation de maintien et actualisation des acquis (BNS, BNPS, AFPS ou PSC1), même si bien sûr un recyclage régulier reste vivement recommandé pour garantir l’efficacité du sauveteur au fil des ans !

 

Gendarmes et policiers disposent également d’unités spécialisées dans le secours aux personnes (secours en montagne, surveillance des plages, spéléologie…).

 

Sans être spécialisés à proprement parlé dans les secours aux personnes, les motocyclistes de la police nationale et de la gendarmerie n’en sont pas moins des acteurs essentiels, assistant fréquemment les services d’urgences médicales pour faciliter le transport de patients gravement malades ou accidentés, à l’occasion de parturitions pathologiques, ou encore pour le transferts de greffons.

 

Parce qu’ils sont des acteurs de terrain, gendarmes et policiers (nationaux et municipaux) sont souvent les premiers intervenants, voire les premiers témoins de malaises sur la voie publique et d’accidents de la circulation routière.

 

Aussi est-il indispensable que ces personnels soient formés – et régulièrement recyclés – à la pratique des gestes de premiers secours.

 

Depuis plusieurs années déjà, les communes se dotent progressivement de défibrillateurs publics qu’elles installent à proximité des lieux les plus fréquentés ou les plus sensibles (mairies, marchés, salles des fêtes, complexes sportifs, écoles, maisons de retraite...), relayées par certaines entités publiques ou privées (gares SNCF, autres administrations territoriales ou d’Etat, enseignes commerciales, banques, pharmacies…).

 

De plus en plus de polices municipales sont dotées directement d’un défibrillateur, soit au poste, soit à bord des véhicules de service.

 

Il va de soi que cette seconde option est préférable en ce qu’elle permet une pratique optimale de la réanimation cardio-pulmonaire en attendant le renfort des équipes de prompt secours et médicalisées (pompiers/SAMU).

 

En effet, comme tout acteur de sécurité publique, gendarmes et policiers ont avant tout pour mission de protéger les personnes, et l’on ne saurait concevoir qu’un agent dépositaire de l’autorité publique soit incapable d’assurer les premiers soins à un blessé ou une personne prise de malaise en attendant l’arrivée des services spécialisés.

 

C’est ici l’autre facette des Hommes de loi, celle moins connue du grand public, mais qui ajoute encore à la noblesse de notre profession.

 

La tragédie de Boston qui vient à nouveau d'endeuiller les Etats Unis d'Amérique nous le prouve encore, s'il en était besoin : Quand des vies sont en jeu, tous les sauveteurs sont utiles, et les policiers sont souvent les premiers sur les lieux, notamment lorsqu'ils assurent un service d'ordre à l'occasion d'une manifestation sportive, culturelle, festive...

 

Si le droit à la vie est une liberté à laquelle chacun aspire, en être le garant est un devoir qui prend ici tout son sens…

 

 

                                                                           Richard BOCQ

 

 

 

 

 

Pour votre sécurité, les policiers municipaux se dotent de défibrillateurs et se forment aux gestes de premiers secours et à la réanimation cardio-pulmonaire.

 

 

 

 

 

Si les communes s'investissent dans la mise en place de défibrillateurs publics, il est indispensable que les fonctionnaires travaillant à proximité de ces appareils soient formés à leur utilisation. Plus que quiconque, les agents chargés d'assurer au quotidien la sécurité de leurs administrés doivent être capables d'utiliser efficacement ces appareils, où qu'ils se trouvent.

En ce qui les concerne, cela passe par des formations allant bien au-delà de la simple "initiation"...

 

 

Accidents de la circulation, tentatives de suicides, violences volontaires, accidents du travail, personnes prises de malaises, noyades... parce qu'ils "occupent le terrain", les agents de police municipale, comme leurs collègues des services de l'Etat, sont souvent les premiers intervenants, voire les témoins directs des drames du quotidien.

Protéger et secourir les personnes fait partie intégrante de leur mission. Elle est même prioritaire à tout acte de police administrative ou judiciaire jusqu'à la prise en charge des victimes par les services spécialisés (Pompiers, SAMU...). 

 

En cas d'hémorragie : LA REGLE DES 3 "A" !

 

- J'APPUIE sur la plaie pour colmater la fuite (si possible en me protégeant du sang à l'aide de gants, d'un linge, d'un sac en plastique ou même de papier).

 

- J'ALLONGE la victime pour éviter qu'elle se blesse à nouveau en chutant (perte de connaissance), et pour permettre de maintenir une bonne oxygénation du cerveau (meilleure irrigation sanguine).

 

- J'ALERTE (ou je fais ALERTER) les secours (15, 18, 112) et respecte les consignes du médecin.

 

 

 

Acteurs de terrain, les agents de police municipale s'impliquent sous différentes formes dans la sécurité de leurs administrés : Ici, un exercice à la piscine municipale de Terrasson-Lavilledieu (Dordogne), coorganisé par la municipalité, le maitre-nageur sauveteur, les sapeurs-pompiers et la police municipale. L'objectif étant de s'assurer que chacun des personnels employé sur le site connait parfaitement les consignes en cas d'accident (évacuation des bassins, rassemblement du public au point prévu à cet effet, alerte des secours en lien avec le MNS, assistance au MNS, préparation et accueil des secours publics, compte-rendu d'intervention aux autorités locales). Un exercice nécessaire, effectué de A à Z, quelques jours avant l'ouverture au public.  

 

 

L'apprentissage des gestes de premiers secours s'effectue dès la formation initiale des jeunes agents de police municipale, ici au Centre National de la Fonction Publique Territoriale de la région Aquitaine.

Bascule prudente de la tête en arrière pour libérer les voies aériennes et rechercher si la victime ventile... l'action ne doit pas exéder 10 secondes

 

 

Pendant la recherche de ventillation, s'assurer que les élévations et affaissements de la cage abdominale et/ou thoracique sont continus et réguliers... ne pas confondre avec les "gasps" (mouvements agoniques inspiratoires, lents et bruyants) ! 

 

 

 

 

Si la personne est inconsciente, mais qu'elle respire, je la place en position latérale de sécurité (PLS).

 

Ainsi placée sur le côté, les voies aériennes respiratoires restent dégagées, en évitant la bascule de la langue vers l'arrière gorge, et en permettant l'écoulement des liquides vers l'extérieurs (salive, régurgitations stomacales, sang)... penser à ouvrir la bouche !

 

Rappels :

 

- Chez la femme enceinte, surtout dans les derniers mois de grossesse, je place (autant que possible) la victime en PLS du côté GAUCHE, afin d'éviter la compression de la veine cave inférieure par l'utérus gravide, qui entraverait le retour du sang désoxygéné au coeur (si maman souffre... bébé souffre !).

 

- Idem chez la personne obèse, dont le poids des vicères affecterait également le retour veineux.

 

- Sinon, en cas de blessure(s), je retourne préférentiellement la victime du côté lésé.

 

 

En l'absence de ventilation (respiration), ou en cas de "gasp" (cf. supra), j'entame immédiatement un massage cardiaque au rythme de 100 à 120 compressions par minute, et un enfoncement de 5 à 6 cm de la cage thoracique.

 

Si je peux, j'associe les compressions à un bouche-à-bouche (2 insufflations pour 30 compressions).

 

En cas de répulsion (absence de masque, présence de sang, etc.) ou de méconnaissance de cette technique,je masse sans discontinuer jusqu'à l'arrivée des secours ou d'un défibrillateur.

 

Si j'associe les deux techniques, je minimise au maximum le temps des insufflations (pas plus de 5 secondes en tout), afin de "casser" le moins possible le massage cardiaque qui doit toujours être privilégié.

 

Le cas échéant, respecter les consignes du médecin régulateur du SAMU...

 

 

Si un défibrillateur peut m'être apporté (ou mieux, si mon véhicule de patrouille est équipé d'un tel appareil), je le mets en marche immédiatement (pour m'assurer que l'appareil fonctionne), PUIS je pose les électrodes comme indiqué sur les schémas (une sous la clavicule droite, l'autre environ 10 cm sous l'aisselle gauche).

 

Le défibrillateur procèdera alors immédiatement à une analyse du rythme cardiaque (électrocardiogramme) pour rechercher s'il présente une arythmie nécessitant d'être choquée (fibrillation ventriculaire, certaine tachycardies).

Le cas échéant, il annoncera l'imminence du choc électrique qu'il délivrera seul (s'il s'agit d'un défibrillateur entièrement automatique), ou invitera le sauveteur à appuyer sur un bouton pour "choquer" la victime (s'il s'agit d'un appareil semi-automatique).

 

Dans un cas comme dans l'autre, s'assurer préalablement que personne ne touche la victime au moment du choc électrique. La personne en contact absorberait une partie de l'énergie électrique, rendant insuffisante l'énergie restante pour effectuer son office sur le coeur en fibrillation.

 

Pour la même raison, ne pas choquer une victime allongée sur une plaque métallique (penser aux plaques d'égouts !), ou sur une surface mouillée (pourtour des piscines...).

 

REPRENDRE LE MASSAGE CARDIAQUE IMMEDIATEMENT APRES LA DELIVRANCE DU CHOC PAR LE DEFIBRILLATEUR, puis suivre les consignes de l'appareil sans discontinuer* jusqu'à l'arrivée des secours spécialisés.

 

(*) Si un autre secouriste se présente à vous pour vous relayer, il est recommandé d'alterner tous les cinq cycles environs pour maintenir un massage efficient...

 

 

 

FORMATION AU SAUVETAGE SECOURISME DU TRAVAIL DES AGENTS DE POLICE MUNICIPALE en formation initiale d'application / Centre National de la Fonction Publique Territoriale - Délégation Aquitaine / Maison de la Promotion Sociale d'Artigues Près Bordeaux (33).

 

 

 

 

Parce qu'ils disposent souvent de défibrillateurs publics installés sur leur commune d'emploi, et de plus en plus directement à bord de leurs véhicules de patrouille, une attention toute particulière est portée à la réanimation cardio-pulmonaire enseignée aux agents de police municipale....

 

 

 

 

 

 

 

  

... la mise à disposition de nombreux mannequins adultes, enfants et nourrissons, permet de constituer des petits groupes de deux à trois stagiaires travaillant sans discontinuer les gestes de réanimation pendant une heure au moins : le meilleur moyen de se souvenir longtemps de ces gestes, pour être efficace le jour venu.

 

 

 

 

 

 

 

Ma méthode : Proposer aux stagiaires au minimum trois modèles de défibrillateurs différents, mais n'en présenter volontairement qu'un pour expliquer le principe de cet appareil et son mode de fonctionnement.

 

Lorsque les stagiaires passent à la pratique sur les "ateliers" adultes, enfants et nourrissons, il se retrouvent ainsi confrontés, comme dans la réalité, à des défibrillateurs qu'ils ne connaissent pas, et qu'il faudra pourtant mettre en oeuvre rapidement, sans attendre les consignes initiales délivrées par l'appareil (alerter ou faire alerter les secours, dénuder la poitrine de la victime, se saisir des électrodes et les appliquer comme indiqué sur les schémas...).

 

Un bon moyen de faire comprendre que ces appareils, bien que provenant de divers fabriquants, répondent à un cahier des charges unique quant à leur mise en oeuvre par le grand public.

 

L'agent de police municipale peut être confronté à un appareil méconnu s'il intervient en dehors de son activité professionnelle ou hors de sa commune.  

 

La méconnaissance de l'appareil ne doit pas pour autant générer de stress, ni ralentir ses gestes de réanimation.

 

 

FORMATION AU SAUVETAGE SECOURISME DU TRAVAIL DES AGENTS DE POLICE MUNICIPALE en formation initiale d'application / Centre National de la Fonction Publique Territoriale - Délégation Aquitaine / Maison de la Promotion Sociale d'Artigues Près Bordeaux (33).

 

 

 

 

 

 

FORMATION AU SAUVETAGE SECOURISME DU TRAVAIL DES AGENTS DE POLICE MUNICIPALE en formation initiale d'application / Centre National de la Fonction Publique Territoriale - Délégation Aquitaine / Maison de la Promotion Sociale d'Artigues Près Bordeaux (33).

 

Parce qu'ils sont amenés à cotoyer toutes les populations, les policiers s'entraînent aussi à sauver les plus jeunes...

 

... y compris les nourrissons.

 

 

 

 

NOMBRE DE VISITEURS

 

 

 

 

 

Cliquez pour accéder aux infos...

 

 

 

 

AVIS AUX LECTEURS

 

 Le secourisme évolue au gré des réformes et des recommandations nationales du ministère de l'Intérieur, européennes (ERC) et internationales (ILCOR), tant pour simplifier son apprentissage au plus grand nombre, que pour améliorer la technique et son efficacité pour les victimes jusqu'à leur prise en charge par les équipes de secours spécialisées.

 

Les dernières recommandations relatives à l'unité d'enseignement "Prévention et Secours Civiques de niveau 1" (PSC1) et des données techniques et conduites à tenir en Sauvetage Secourisme du Travail(dans sa version V2.01.2017), sont applicables depuis le 1er février 2017.



Les sujets à jour des dernières recommandations sont indiquées par la mentions : "CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017".

  

RB 

 

Nombreux sont les organismes, publics, associatifs ou privés chargés d’assurer votre protection au quotidien.

 

Professionnels, volontaires ou bénévoles, tous ont en commun de consacrer une partie de leur vie à sauver celle d’autrui.

 

Ne sont évoqués ici que les acteurs de la prévention, de la formation et de l'intervention pré-hospitalière, même s'il va de soi que la "chaîne des secours" comprend aussi l'ensemble du personnel hospitalier dans une continuité indispensable (de nombreux sites spécialisés évoquent les professions y afférentes). 

 

 

En cliquant sur les logos ci-dessous, vous accèderez à un film vous permettant de découvrir une partie des nombreuses activités propres à ces organismes ou métiers de l’urgence.

 

Pour accéder aux sites Internet de ces organismes et en connaître davantage encore, rendez-vous en page "LIENS UTILES".

 

 (Vous êtes vous-même acteur du secours à personne ? N’hésitez pas à me contacter pour proposer, le cas échéant, une vidéo vous paraissant plus représentative, ou plus actualisée de votre activité !)

 

 RB

 

 

 



Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour accéder au site...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Ciquez pour voir la vidéo...

 

 

Ciquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir le vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Ciquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Ciquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Ici, avec des formateurs de la Croix-Rouge Française, mais de nombreux organismes agréés par l'INRS forment au SST...

 

 

Ciquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...

 

 

Cliquez pour voir la vidéo...