LA REANIMATION CARDIOPULMONAIRE...

OU

 

LA VICTIME NE REPOND PAS

ET NE RESPIRE PAS

 

 

CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017

 

 

 

 

La réforme 2015 du secourisme n'a pas fondamentalement révolutionné la pratique de la réanimation cardio-pulmonaire, du moins en ce qui concerne le secouriste lambda (formé au PSC1 ou au SST), mais a consolidé fortement celle de 2010 qui, en adoptant les recommandations de l'European Resuscitation Council (ERC), avait amélioré la technique en modifiant plusieurs de ses  paramètres : augmentation du rytme de compressions par minute (100 à 120 / mn), augmentation de la dépression thoracique (de 5 à 6 cm), limitation maximale des temps d'absence de compressions thoraciques (pas plus de 5 secondes lors des insufflations), y compris lors de la défibrillation (où la reprise des compressions se fera immédiatement après la délivrance du choc), tant pour les secouristes susceptibles de travailler en duo (SST), voir en équipe, que pour le sauveteur isolé.

 

Chez ce dernier, cela se traduit par UNE SIMPLIFICATION DES GESTES A REALISER EN CAS D'ARRET CARDIAQUE.

 

La réforme 2017 viendra conforter cet esprit de simplification de l'enseignement, tant dans l'apprentissage des techniques enseignées en PSC1 qu'en Sauvetage Secourisme du Travail..

 

Cette dernière réforme recommandera l'usage du téléphone portable en mode haut-parleur pour permettre aux secours d'aider le sauveteur à la réalisation des gestes techniques.

 

Elle rappellera la nécessité d'interrompre le moins possible les compressions thoraciques dans la pratique de la réanimation cardio-pulmonaire et supprimera (par souci de simplification) les 5 insufflations préalables enseignées jusqu'ici (et déjà supprimées pour les mêmes raisons des formations PSC1).

 

 

 

Afin de rendre le plus simple possible l’apprentissage des gestes de premiers secours au grand public (Monsieur et Madame tout le monde), on a cherché à unifier le schéma d’intervention quel que soit l’âge de la victime :

 

Ainsi la victime sera-t-elle toujours abordée de la même façon, selon une progression unique et simplifiée qui amènera, au fur et à mesure de celle-ci, à pratiquer tel ou tel geste…

 

 

LA PHASE DE PROTECTION

 

La protection est une phase consubstantielle à toute action de secours. Elle concerne trois catégories de personnes : le secouriste lui-même, la victime et les tierces personnes (témoins, famille, amis, badauds…).

 

Bien que cela puisse paraître un tantinet égoïste de prime abord, le sauveteur devra toujours penser à sa propre sécurité AVANT de penser à celle des autres… ce pour une raison simple :

 

UN SECOURISTE UTILE

EST D'ABORD UN SECOURISTE VIVANT !

 

Je protège ensuite la victime et les autres personnes pour éviter un sur-accident… j’ai déjà bien assez à faire avec UNE victime !

 

J’aborde donc ma victime sans perdre de temps, mais avec précaution pour ne pas devenir à mon tour une victime potentielle.

 

 

L’EXAMEN DE LA VICTIME (BILAN)

ET LES GESTES DE PREMIERS-SECOURS

 

L’examen (ou bilan) est la phase d’évaluation de l’état de la victime, qui déterminera l’information à transmettre aux secours publics (15 SAMU / 18 SAPEURS-POMPIERS ou 112 NUMERO D’APPEL EUROPEEN), puis les gestes de premiers secours à accomplir.

 

On recherchera en premier lieu deux urgences vitales à traiter prioritairement à toute autre :

 

 

-         L’HEMORRAGIE.

   La personne présente-elle un saignement abondant ? Si oui, c’est le problème qu’il faudra traiter en priorité. (Cf. l’onglet « L’HEMORRAGIE »)

-       

        L’OBSTRUCTION TOTALE DES VOIES AERIENNES par un aliment ou un objet : La personne porte ses mains à sa gorge, elle ne semble plus pouvoir respirer, elle ne peut s'exprimer (aucun son ne sort).

 

En l’absence d’hémorragie, d’obstruction des voies aériennes, ou lorsque ces urgences ont été traitées, on recherchera :

 

-        LA CONSCIENCE. La victime répond-elle quand on lui pose des questions ? Réagit-elle à des ordres simples ? (Ouvrez les yeux ! Serrez-moi la main !...).

  

    Si OUI, elle est consciente. JE LA LAISSE DANS LA POSITION OU ELLE SE TROUVE et j’appelle les secours.

 

Dans le cas contraire, elle est INCONSCIENTE… il me faut alors passer à l’étape suivante.

 

J’appelle « à l’aide ! », afin d’attirer l’attention des gens susceptibles de se trouver à proximité et de venir m’assister : Peut-être qu’un secouriste, voire une personne plus qualifiée, pourra venir vous relayer ?

 

S’il s’agit d’une personne non formée, mais de bonne volonté, elle pourra toujours appeler les secours à votre place, aller chercher un défibrillateur, se porter au-devant des secours pour les accueillir et les diriger jusqu’à vous…

 

 

Si personne ne répond à votre appel à l'aide, il faudra vous résoudre à contacter vous-même les secours publics… APRES AVOIR POURSUIVI VOTRE EXAMEN DE LA VICTIME, pour rechercher d’abord si elle RESPIRE en basculant doucement sa tête en arrière, puis en recherchant un bruit de respiration, un souffle sur votre joue, ou des élévations et affaissements réguliers de sa cage thoracique ou abdominale. (cf. l’onglet « L’INCONSCIENCE »)

 

 

-        SI ELLE RESPIRE : Je la mets sur le côté (Position Latérale de Sécurité) en OUVRANT SA BOUCHE pour permettre l’écoulement des liquides (salive, sang, régurgitations stomacales). La position sur le côté permet aussi d’éviter l’affaissement de la langue au fond de la gorge, qui empêcherait le passage d’air.

 

 

-        Si la victime NE RESPIRE PAS, ou PRESENTE UNE RESPIRATION ANORMALE avec des mouvements respiratoires inefficaces, lents, bruyant et anarchiques (cf. la vidéo sur « LE GASP ») : Je pratique immédiatement un massage cardiaque, éventuellement associé à une ventilation artificielle si je sais faire, et je mets en œuvre un défibrillateur si un tel appareil se trouve à proximité et peut m’être apporté.

 

Si Nota : En l'absence de témoins, et si l'appareil est suffisamment proche pour que je puisse le voir de là où je suis, je peux aller m'en saisir moi-même.

 

Si

 

Qu’il s’agisse d’un adulte, d’un enfant, ou même d’un nourrisson :

 

On commencera toujours* par 30 compressions thoraciques (massage cardiaque), suivies de 2 insufflations (si je sais faire), et ainsi de suite jusqu’à l’arrivée d’un défibrillateur ou jusqu’au relais par les secours publics (ou par un autre sauveteur venu vous rejoindre).

 

(*) En Sauvetage Secourisme du Travail, les 5 insufflations initiales ont été maintenues jusqu'en jenvier 2017 lorsqu’il s’agissait d’un enfant ou d’un nourrisson, car le plus souvent chez ces catégories de victimes, l’arrêt du cœur est consécutif à un arrêt de la ventilation (étouffement, étranglement accidentel, noyade, etc.), plutôt que d’origine cardio-circulatoire (infarctus…). Cette pratique a été supprimée des enseignements PSC1 et SST pour faciliter la mémorisation de gestes simples.

 

 

 

 

Pour être efficaces, les compressions thoraciques doivent être pratiquées au rythme de 100 à 120 mouvements par minute, et être interrompues le moins possible.

 

Ainsi doit-on reprendre immédiatement le massage après le choc électrique en cas de défibrillation, et ne pas excéder 5 secondes pour effectuer les deux insufflations, si j’ai appris cette technique (et que je peux la mettre en œuvre).

 

Toute interruption dans le massage cardiaque (hors analyse et choc par le défibrillateur, et ventilations < à 5 s.) est de mauvais pronostic pour la survie de la victime.

 

L’enfoncement de la cage thoracique doit être de 5 cm, sans dépasser 6 chez l’adulte (et d’un tiers de l’épaisseur du thorax chez l’enfant, soit environ 5 cm, et le nourrisson, soit environ 4 cm).

 

Il faut donc MASSER FORT pour être efficace !

 

 

 

Depuis 2017, les recommandations officielles n'autorisent plus qu'un seul positionnement des mains pour pratiquer les compressions thoraciques : EN ENTRECROISANT LES DOIGTS DES DEUX MAINS 

 

(un bon massage ne comprime en réalité qu’entre 22 et 25 % de la capacité du cœur à se contracter seul).

 

Si la zone d’appui pour effectuer les compressions thoraciques n’a évidemment pas changée (le cœur est toujours à la même place !... au centre de la poitrine - et non pas à gauche - juste sous le sternum) une modification a été apportée néanmoins quant à la façon d’appliquer la main du sauveteur chez l’enfant, ou la pulpe des deux doigts chez le nourrisson.

 

On s’est aperçu que les gens avaient tendance à masser trop bas, en appuyant sur la pointe du sternum (l’appendice xiphoïde) et les organes situés juste en dessous.

 

Pour éviter cela, plutôt que de prendre un repère en partie haute (la ligne imaginaire entre les deux mamelons) pour se positionner en-dessous, il faut désormais procéder dans l’autre sens, en repérant la partie terminale inférieure du sternum, pour positionner sa main (chez l’enfant), ou la pulpe de deux doigts (chez le nourrisson), UN DOIGT AU-DESSUS de ce repère (Cf. photos infra).

 

Rappel : la mise en œuvre d’un défibrillateur  chez le nourrisson est aujourd'hui AUTORISEE, de préférence en utilisant un appareil disposant d’un mode pédiatrique, mais aussi, par défaut, avec un défibrillateur pour adulte, en plaçant une électrode au centre de la poitrine et l’autre au milieu du dos, dans sa partie supérieure.

 

 

____________________

 

 

Et pour tout ça, je vous rappelle que rien ne vaut la pratique de l’entraînement sous le regard avisé d’un formateur de secourisme.

 

Inscrivez-vous auprès d’une association agréée de Sécurité civile ou auprès des Centres de secours (Sapeurs-pompiers), il en existe forcément près de chez vous !

 

RB

 

______________________________

 

 

 

 

 

Pour mettre des images sur les mots, je vous propose d’accéder aux vidéos, en cliquant sur l’image ci-contre.

 

 

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AVIS AUX LECTEURS

 

 Le secourisme évolue au gré des réformes et des recommandations nationales du ministère de l'Intérieur, européennes (ERC) et internationales (ILCOR), tant pour simplifier son apprentissage au plus grand nombre, que pour améliorer la technique et son efficacité pour les victimes jusqu'à leur prise en charge par les équipes de secours spécialisées.

 

Les dernières recommandations relatives à l'unité d'enseignement "Prévention et Secours Civiques de niveau 1" (PSC1) et des données techniques et conduites à tenir en Sauvetage Secourisme du Travail(dans sa version V2.01.2017), sont applicables depuis le 1er février 2017.



Les sujets à jour des dernières recommandations sont indiquées par la mentions : "CONFORME AUX RECOMMANDATIONS OFFICIELLES 2017".

  

RB 

 

Nombreux sont les organismes, publics, associatifs ou privés chargés d’assurer votre protection au quotidien.

 

Professionnels, volontaires ou bénévoles, tous ont en commun de consacrer une partie de leur vie à sauver celle d’autrui.

 

Ne sont évoqués ici que les acteurs de la prévention, de la formation et de l'intervention pré-hospitalière, même s'il va de soi que la "chaîne des secours" comprend aussi l'ensemble du personnel hospitalier dans une continuité indispensable (de nombreux sites spécialisés évoquent les professions y afférentes). 

 

 

En cliquant sur les logos ci-dessous, vous accèderez à un film vous permettant de découvrir une partie des nombreuses activités propres à ces organismes ou métiers de l’urgence.

 

Pour accéder aux sites Internet de ces organismes et en connaître davantage encore, rendez-vous en page "LIENS UTILES".

 

 (Vous êtes vous-même acteur du secours à personne ? N’hésitez pas à me contacter pour proposer, le cas échéant, une vidéo vous paraissant plus représentative, ou plus actualisée de votre activité !)

 

 RB

 

 

 



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Ici, avec des formateurs de la Croix-Rouge Française, mais de nombreux organismes agréés par l'INRS forment au SST...

 

 

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